Shobogenzo – Gyoji et Dokan dans le bouddhisme zen – Commentaires de Taisen Deshimaru

行持 Kanji Gyoji – L’action secrète et silencieuse de la méditation zen – Gyoji est un chapitre du Shobogenzo de Dogen


 

GYO (zen)

Gyo (vn. hành), Verbe qui signifie  agir, aller, prendre la route. Étymologiquement et visuellement, on peut voir le pied qui avance, un pas.

JI (zen)

Ji (vn. trì) Verbe qui signifie Maintenir (un lieu), Tenir (un pinceau, une arme), Préserver et Protéger. A gauche, on peut visualiser la main, radical-clé. Étymologiquement et visuellement, on peut voir le temple caché en-dessous de la terre.

GYOJI (zen)

行持

L’action, la route qui n’a pas de début et de fin.

 

Chaque gyoji devient dokan, l’anneau de la Voie. L’illumination et la compassion rayonnent pour dix mille générations.


Eno ne pillait que le riz, Rinzaï ne plantait que des pins et Kodo Sawaki l’admirait complètement. Obaku était responsable des toilettes mais il était aussi responsable du nettoyage de l’autel de Bouddha, Kodo Sawaki l’admirait complètement. Dogen disait qu’il créait la prospérité du pays. Il nettoyait l’esprit pour la prospérité du pays, des descendants, de l’avenir. Exactement, il nettoyait l’esprit. Il n’y eut jamais d’équivalent dans l’histoire du zen. Chaque samu dans le temple devient un gyoji. Nettoyer les toilettes est clarifier son esprit. Après l’avoir fait, l’esprit devient complètement pur, il devient exactement pur, de la façon la plus grande. Gyoji, samu … S’il se développent, le pays devient exactement heureux et prospère et une civilisation spirituelle apparaît, pour l’avenir.

Exactement les descendants, les successeurs recevront une prospérité glorieuse, c’est Gyoji et Dokan. Pas finito …, gyoji est dokan, infini, cela ne finit jamais. Cela devient la quête de la Voie. Dans cette Voie, on ne finit pas, on ne commence pas non plus. Ses bienfaits se poursuivent pendant longtemps, pour mille automnes. L’illumination et la compassion rayonnent dans le monde entier, pour dix mille générations. C’est ce qui s’était passé à l’époque des Tao.

Le zen est réellement sérieux et sévère. Il ne s’agit pas de la danse agogo

Taisen Deshimaru, Gyoji, Collection Grands Classiques, Ed. de l’AZI

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